Les porteurs de projet, pour répondre à nos questions le 3 décembre ont brillé par leur manque de cohérence. Alors qu’ils garantissaient, promettaient qu’il n’y aurait pas d’exploitation en surface, leurs propres écrits leur étaient renvoyés :« dans votre mémoire technique déposé pour l’obtention du PERM, il est mentionné :

-> page 29 : Fumade superficiel « Mine à ciel ouvert », Fumade profond gisement de 0 à 200 mètres.
->page 65 : « la possibilité d’une exploitation souterraine […] sera étudiée ; Si une exploitation souterraine est retenue, les opérations de concassage, criblage pourront être effectuées en souterrain ».
->page 86 : « 360 000 TONNES sur « Fumade Superficiel » (prenables en carrière) ».

Nous les entendions nous répondre : « peut être que c’est écrit autrement dans le dossier, mais nous vous assurons que nous ne le ferons pas. Nous sommes à l’écoute des populations du territoire ».

Tout ce qui a été écrit sur le dossier déposé
pour faire la demande du permis exclusif de recherche
sera potentiellement réalisable.

Les principaux avantages d’une mine à ciel ouvert (vu par l’exploitant)

•en général, un haut volume de roche excavée (taux de production élevé) ;
•des coûts de production à la tonne très bas ;
•un équipement d’extraction de grandes dimensions ;
•une mise en production rapide.

Les impacts potentiels d’une mine à ciel ouvert

L’exploitation d’une mine à ciel ouvert a de nombreux impacts en fonction de l’environnement :
•physique (sol, eaux, air) ;
•biologique (végétation, mammifère, faune aquatique, etc.) ;
•humain (paysage, qualité de vie, économie, etc.).

La création d’une fosse à ciel ouvert entraîne :
•la perte définitive de précieuses surfaces agricoles (A Fumade, les terres bénéficient du label AB) ;
•une perte de superficies terrestres et humides disponibles pour la flore et la faune, à terme une diminution de leur diversité. Les milieux biologiques peuvent également souffrir d’une variation de leur environnement physique ;
•la modification de la quantité d’eau disponible. Les masses d’eau sont retenues au niveau de la fosse. La modification de la topographie d’un terrain peut influencer localement la forme des bassins versants ;
•la modification de la qualité des sols, l’érosion issue de l’utilisation de la machinerie et de la circulation et du ruissellement des eaux généré par la suppression de la végétation ;
•une altération de la qualité de l’air. Cela est dû à l’ augmentation des émissions de gaz à effet de serre, entraînée par l’utilisation de machinerie et de véhicules à moteur thermique à laquelle s’ajoutent les émissions de poussières, entraînées par les opérations de transport et de manipulation de minerai, de stériles et de résidus.

Tous ces impacts engendreraient des effets sur la qualité de vie sur des distances pouvant aller jusqu’à des dizaines voire plusieurs centaines de kilomètres pour les particules les plus fines

Une fois les autorisations accordées, combien pèsera l’impact environnemental et social face à la perspective d’un chantier plus qu’intéressant sur le plan économique ?


* Fumade est un lieu dît inclus dans la zone tungstifère décrite par le BRGM comme ayant un fort potentiel
Sources :
•F.F.E. | « Annales des Mines – Réalités industrielles »2018/4 Novembre 2018 | pages 10 à 19 – ISSN 1148-7941
•Exposition aux poussières provenant d’une mine à ciel ouvert : Évaluation des risques et biodisponibilité des métaux – Par Antoine Coquard – Essai présenté au Centre Universitaire de Formation en Environnement en vue de l’obtention du grade de maître en environnement (M. Env.)Réalisé sous la direction du Professeur Gérald J. Zagury

Une Société à notre écoute !!!!

Lors de la réunion du mardi 3 décembre 2019, nous avons assisté à une superbe démonstration de joueurs de pipeau.

Dans le monde merveilleux de TDN, si la population de Fontrieu ne veut pas de traitement chimique par flottation, TDN proclame qu’il n’y en aura pas !

Dans le monde merveilleux de TDN, si la population de Fontrieu ne veut pas de bassin de décantation en extérieur, TDN nous rassure, promettant oralement que la gravimétrie n’en requiert pas.

Dans le monde merveilleux de TDN, si la population de Fontrieu ne veut pas de mine à ciel ouvert, TDN assure que tout se fera en souterrain.

Dans le monde merveilleux de TDN, si la population de Fontrieu ne veut pas de collines de stériles défigurant le paysage et polluant l’environnement, TDN promet qu’elle en renverra 90 % dans les galeries : du jamais vu ! *

Dans le monde merveilleux de TDN, si la population de Fontrieu ne veut pas d’usine classée SEVESO sur son territoire, TDN a réponse à tout : elle sous-traitera la scheelite à l’étranger, Espagne, Allemagne … se moquant bien de la pollution liée aux transports

Dans le monde merveilleux de TDN, quand la population de Fontrieu lui demande de partir TDN ne répond pas !

Ce mardi 3 décembre, le numéro de l’acceptabilité sociale était parfaitement rodé. Mr Muselier, patron de TACT, l’agence de communication qui travaille en tandem avec TDN, y excelle.

Tout ce qui n’est pas écrit sur le dossier de PERM (reçu en août 2018) n’a aucune valeur juridique et n’engage en aucune façon TDN. Toutes les autorisations et enquêtes publiques seront subordonnées à des écrits.

*au mieux 50 % dans la réalité

Une mine à Fontrieu résorberait-elle les problèmes de chômage local ?

Le taux de chômage à Fontrieu n’est pas exceptionnellement haut, il est proche de la moyenne tarnaise qui est de 8,9 % à peine au-dessus de celui de la France (8,5%).

Une mine emploie en majorité des personnes spécialisées : géologue, géochimiste, géophysicien, métallurgiste, technologue minier, ingénieur géomaticien, conducteur d’engins, informaticien, génie minier … La création possible d’emplois n’est pas niée mais ce seront en majorité des personnes qualifiées venues d’autres horizons, et non du bassin local, compte tenu des technicités nécessaires quelques années seulement.

Quant à la promesse de former le personnel localement, elle ne pourra concerner que quelques emplois subalternes (conduite d’engins, sous-traitances diverses, …). Ainsi, quand la société Tungstène du Narbonnais (TdN) promet une myriade d’emplois locaux, ce n’est donc qu’un mirage.

Par ailleurs, TdN elle-même a ajouté à cette illusion une contradiction flagrante à ses velléités initiales, en affirmant publiquement1 le 3 décembre dernier vouloir délocaliser complètement le traitement industriel du minerai, ce qui implique une réduction d’autant plus drastique du potentiel d’emplois !

Quant aux retombées économiques, elles sont plus que relatives et incertaines :
-Tungstène du Narbonnais a avancé un chiffre de 150 000 € annuel d’impôts locaux, des miettes quand on sait que le chiffre d’affaire potentiel dépasserait largement les 300 millions d’euros
– Tungstène du Narbonnais a proposé à la mairie de prendre des parts dans l’entreprise, mais attention au revers de la médaille : « les voies de communication, canalisations et installations de transport déclarés d’utilité publique peuvent être soumises à des obligations de service public, dans les conditions établies par le cahier des charges ». (article 153-16 du nouveau code minier, chapitre V). Cela pourrait donc se traduire par un fiasco financier pour la commune de Fontrieu …

1: attention aux paroles : seuls les documents officiellement déposés auprès des autorités administratives font foi !

Les documents envoyés au gouvernement par Tungstène du Narbonnais dans le cadre de la procédure du PERM font référence à de multiples reprises à la mine de tungstène de MITTERSILL en Autriche, recommandée comme l’exemple qui pourrait se concrétiser chez nous.

Elle est présentée comme une « exploitation parfaitement intégrée d’un point de vue environnemental et industriel » (mémoire des travaux, tome II page 66). En attestent les photographies de ces installations proposées dans ce même document (page 67).

Évidemment, comme sur d’autres aspects de ce dossier,  n’est présentée par les porteurs de ce projet minier qu’une face de la réalité, forcément à leur avantage.

Voici une autre facette de cette réalité qui est soigneusement dissimulée.

Il s’agit des digues des résidus miniers de l’exploitation de MITTERSILL (captations réalisées ces dernières semaines), qui sont constituées par les boues des usines de traitement et de concentration des minerais extraits. La surface en jeu représente environ 50 terrains de rugby vus du dessus, pour des hauteurs de plusieurs mètres. Ces millions de mètres-cubes de résidus y resteront définitivement.

En voulons-nous chez nous ?

La réunion publique organisée ce mardi 3 décembre 2019 au soir par Tungstène du Narbonnais, l’entreprise qui veut exploiter une mine sur Fontrieu, est riche d’enseignements, et démontre la nécessité de poursuivre notre lutte.

Les réponses aux questions qui ont été posées ont montré un changement de leur projet, en rapport direct avec différents points que Stop Mines 81 soulève depuis sa création : par exemple exclusion volontaire de sondages sur des zones autour de captage d’eau (en passant, comment définissent-ils le rayon ?), affirmation d’une mine exclusivement souterraine (en contradiction avec leur mémoire), abandon prétendu ferme d’un futur système de traitement par flottation sur site (pour minimiser les risques de pollution disent-ils), transport et traitement du minerai à très grande distance ( ce qui n’est pas plus écologique), etc… De plus, la société ne rechercherait désormais que du tungstène, dans un but évident de simplification du dossier, mais ouvrant la possibilité à d’autres sociétés de déposer des PERM pour d’autres substances.

Des questions sont restées en suspens, comme celles concernant la présence de sulfures et de trémolite (qui pourrait se révéler être sous conditions une forme d’amiante), ou encore les quantités d’eau qui seront mises en jeu pour l’exploitation, l’extension de l’exploration au nord de la zone.

Par ailleurs, ils ne tiennent pas compte des 56 refus de forages d’ores et déjà signés par les propriétaires, et chercheront vraisemblablement à leur faire changer d’avis.

Nous développerons dans les temps qui viennent plus précisément tous les thèmes abordés lors de cette réunion, pour montrer les incohérences, omissions, mensonges et contradictions que nous avons relevés.

Plus que jamais, il faut que les citoyens soient pleinement informés de tous les éléments et aspects de ce projet néfaste.

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu assister à la réunion publique d’information du 30 septembre dernier sur le projet minier de Fontrieu, nous mettons à disposition une retranscription de toutes les interventions.

Les mots et phrases sont retranscrits tels quels, sans filtre ni correction. Si vous avez des questions, ou des réflexions concernant le document, vous pouvez nous écrire en passant par le formulaire prévu sur notre site Internet. Un extrait :

« Concernant l’emploi des produits toxiques, nocifs etc…je n’ai rien caché, le traitement des minerais peut utiliser des produits plus ou moins toxiques, plus ou moins dangereux, oui c’est connu et il y a pas à s’en cacher. Enfin je veux dire, vous utilisez tous des véhicules, ces véhicules ont été construits à un moment ou à un autre BRUITS DE FOULE ça ne veut pas dire, l’actualité ne me donne pas raison, vous avez tous vu l’incendie à Rouen, les activités industrielles comportent des risques […] Il y a une partie du périmètre qui n’a pas fait l’objet d’une reconnaissance jusqu’à présent mais qui est supposé, d’après les modèles géologiques qui ont été reconstitués, supposé une extension. Vous dire aujourd’hui où sera ou serait une éventuelle exploitation, on en sait rien. Est-ce que ça sera le ciel ouvert ? pas ciel ouvert ? à tel ou tel endroit ? une entrée en souterrain ? APPLAUDISSEMENTS je sais pas à quoi je dois attribuer ces applaudissements »…
Télécharger/visualiser la totalité du document en cliquant ici !

Mr Folliot s’est récemment drapé d’une robe d’avocats, pour voler au secours d’une tranquillité des esprits soit-disant malmenée sur notre affaire de mine de tungstène locale.

Si son absence le jour de la réunion publique à Biot le 30 septembre n’a pas échappé aux personnes présentes, notre député aurait toutefois gagné à écouter de ses propres oreilles les propos entendus par toutes et tous lors de cette réunion. Las, il semble que le rapport qui lui en a été fait ait été pour le moins approximatif, si l’on prend pour hypothèse acquise sa bonne foi.

Premières approximations de Mr FOLLIOT : « le représentant du ministère de la Transition écologique et solidaire n’a éludé aucune question quant au dimensionnement du projet – petit –, ses implications environnementales, les structures qui seront développées s’il se réalise, sa gouvernance (rôle du ministre de l’Économie et du préfet du Tarn, suivi par un comité consultatif indépendant) etc. »

Faux.

Ni le dimensionnement du projet en terme d’infrastructures, ni leur positionnement, ni les implications environnementales n’ont fait l’objet d’explications suffisantes. Se cantonnant quasi-constamment au fait qu’il ne s’agissait que d’exploration, Mr Galin a concédé l’usage de produits dangereux et toxiques pour le traitement du minerai. En revanche, aucune information ou explication n’a été donnée sur les infrastructures et leurs implications si ce projet est validé : positionnement de l’usine de traitement, volume considérable d’eau pour le traitement, emplacement des verses de stériles miniers, emplacement des digues de stockages des boues de traitement, etc… Si les interrogations sur les conditions d’exploitation ont été « éludées » par les intervenants, ce fut pour confirmer que cette entreprise était bel et bien là pour « gagner de l’argent ». Sachant que l’exploration coûterait à Tungstène du Narbonnais quelques 10 à 11 M€, c’est implicitement reconnaître le but de cette affaire de mine : EXPLOITER.

Faux encore : comité consultatif indépendant ? QUID ? Cela n’apparaît nulle part !

Approximations encore : « Lors de la séance de questions/réponses, ces interlocuteurs ont tour à tour répondu aux interrogations et apostrophes des participants, et notamment des élus locaux et des associations et citoyens opposants au projet. »

Faux aussi :

Des questions précises sur l’ancienne mine voisine de Montroc, initialement évoquée par Mr Le Préfet comme exemple à promouvoir, ont été posées sans que soient apportées en séance des réponses : que signifie ‘installation hydraulique de sécurité’ dans l’arrêté préfectoral, ? où seront stockés les déchets de traitement des eaux d’exhaure une fois le site d’entreposage de Montroc saturé, etc. ? Il a été convenu que les réponses seraient apportées par écrit notamment au collectif Stop Mines 81. Dans tous les cas, elles ne l’ont pas été en cours de réunion, alors que ces problématiques sont directement transposables au projet de Fontrieu.

Approximation encore : la lettre de Mr FOLLIOT au Ministre de l’Économie (6 juin 2019) fait part du « permis de recherches visant à identifier la présence en sous-sol de Tungstène ». Mais nul besoin de travaux pour « identifier la présence du tungstène »  : sa présence est connue depuis des décennies, elle est mentionnée à de multiples reprises dans les documents même de Tungstène du Narbonnais et il a même existé au siècle dernier un permis d’exploitation (sans suite donnée heureusement) !!

Approximation toujours, et même une forme de lapsus dans la réponse du Ministre de l’Économie Mr LEMAIRE , mais qui finalement répond implicitement à l’interrogation de notre député sur la présence ou non de tungstène dans le sol: dans sa réponse du 8 août 2019, il ne parle même plus de permis de recherche, mais bien de « permis exclusif de mines « ‘La Fabrié’ ».

Approximation une fois de plus, quand notre député écrit : « Pour ma part, j’ai pris une position claire, en cohérence avec mes attitudes passées, qui consiste à accepter le principe des études de faisabilité de tous projets, de l’analyse des ressources et de compréhension des conséquences tant économiques que sociales et environnementales d’une initiative de ce type. » C’est méconnaître dans son ensemble la mécanique administrative de ce type de dossier, et méconnaître le contenu du dossier même. Il ne s’agit pas ici d’étude de faisabilité. Si le gouvernement octroie le permis de recherche, le permis d’exploiter sera réservé à Tungstène du Narbonnais. Ce dernier déposera une demande dans cette optique dès que possible, comme mentionné au demeurant dans leur mémoire de demande d’octroi (tome II page 68).

Approximation enfin quand notre député dit :  « C’est uniquement à l’issue de ce processus et avec tous les éléments en ma possession que je me prononcerai définitivement sur ce projet. Le légitime principe de précaution ne doit pas être prétexte à blocage pour empêcher de donner une perspective à notre territoire de montagne que j’ai sans relâche et toujours défendu. »

Le principe de précaution n’est pas seulement légitime, c’est un principe LÉGAL, inscrit dans la constitution :  » La révision constitutionnelle entrée en vigueur le 1er mars 2005 a introduit dans la Constitution la Charte de l’environnement dont l’article 5 définit les modalités d’usage du principe de précaution : mise en place de procédures d’évaluation des risques et de mesures de protection provisoires et proportionnées pour parer à d’éventuels « dommages graves et irréversibles à l’environnement », lorsque les connaissances scientifiques ne permettent pas d’en écarter le risque. » (https://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/evaluation/principe-precaution-mieux-encadrer-mise-oeuvre.html).

Notre député devrait réviser ses classiques, ce qui est à considérer comme la moindre des choses pour une telle fonction. On conçoit aisément que ce principe devient gênant lorsqu’on a décidé de soutenir les ardeurs d’extraction minière du gouvernement que l’on cautionne…
S’agissant de la « perspective » que l’on veut donner à « notre territoire », il me semble qu’elle est tracée depuis longtemps sans mine, et que c’est d’abord aux habitants d’en décider, pas à notre député.

Évidemment, considérer a priori un projet extractiviste comme source de progrès pour son territoire n’est pas contraire à la loi, et constitue une position qu’il convient de respecter en tant que partie intégrante du tableau bigarré des opinions sur le sujet.

Tout un faisceau d’indices nous montre la tournure que semble prendre cette affaire.

Un seul exemple.

Mr Rémi GALIN, qui est venu prendre une part active dans la réunion du 30 septembre, notamment représentant du Ministère de la transition écologique et solidaire et membre permanent du Comité pour les métaux stratégiques (C.O.M.E.S.), connaît très bien Mr Alain LIGER, l’un des directeurs de Tungstène du Narbonnais, qui a été notamment secrétaire général dudit COMES, co-coordinateur au titre du Ministère de l’économie avec Mr GALIN lui-même de la collection « la mine en France » (http://www.mineralinfo.fr/page/mine-en-france-letat-lart).

Ce même Alain LIGER qui a été commissionné dans ce cadre par un certain Emmanuel Macron, alors dans les fonctions de Ministre de l’Économie :
http://www.mineralinfo.fr/actualites/emmanuel-macron-installe-groupe-travail-qui-va-definir-mine-responsable
et à l’époque « spécialiste des questions minières au conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies », organisme qui doit rendre un avis à Monsieur le Ministre sur notre « projet de mine ».

Non, il ne s’agit pas d’études. La réponse de Mr Le Ministre à l’endroit de Mr la Maire de Fontrieu (https://www.fontrieu.fr/sites/fontrieu.fr/www.fontrieu.fr/files/inline-files/doc07255220190918104156.pdf) le dit : « le projet concerne le tungstène qui est une substance stratégique. Il importe que la France soit en mesure d’étudier les possibilités de développer des projets miniers responsables sur son territoire. »

Le gouvernement veut développer des projets miniers !

Mr Folliot a le droit, comme quiconque en tant que personne, d’être pour la mise en péril du patrimoine naturel et des ressources en eau de ses montagnes, ressources qui elles s’avéreront réellement stratégiques quand on regarde l’évolution des dernières années et les perspectives à la lumière des futurs bouleversements climatiques. Mais Mr Folliot n’a pas le droit de l’imposer à une population qui n’en veut pas !

Mr Folliot devrait plutôt faire connaître les réponses précises qui ont été apportées par Monsieur le Ministre de l’Économie et des finances à ses interrogations formulées le 20 décembre 2005 au sujet de la fermeture de la mine de Montroc, pour mettre en avant les immenses avancées sociales à attendre de ce type de projet !