En attendant de retrouver prochainement notre article où nous évoquerons le rapport de l’ONG Syst-ext, réalisé dans le cadre d’une mission commandée par la mairie de Fontrieu, nous vous invitons à lire la quatrième newsletter de notre association en cliquant ci-dessous :
Newsletter 4

Plus de 300 organisations, dont Stop Mines 81, cosignent et publient un communiqué décrivant et dénonçant les quatre principales façons dont les entreprises multinationales de l’industrie minière profitent de la pandémie, au détriment des gens et de la planète.
Lisez le nouveau rapport qui explore ces tendances en détail avec des études de cas du monde entier :
L’industrie minière mondiale profite de la pandémie de COVID 19

Il y a un an, depuis la Bretagne, nous parvenait cette triste missive… Ignorants, mais armés d’une grande volonté, nous avons parcouru des montagnes de documents et des tonnes de pages Internet à la recherche de toutes sortes d’informations… Les répercussions de ce type de projet ne devant plus avoir aucun secret pour nous.
C’est très vite que nous avons compris que notre territoire devrait avoir aujourd’hui, une histoire différente, si le permis octroyé par l’Etat en 1988, l’avait conduit à la mise en exploitation de cette mine.

Voici le genre de Une,
que nous aurions pu lire dans nos journaux…

Les anciens mineurs de Castelnau de Brassac victimes de l’amiante veulent un procès !(Imaginées à partir des unes suivantes : Moselle, Puy-de-Dôme, Nord-Pas-de-Calais, Ariège…)
Suite aux fortes pluies, les habitants de la vallée de l’Agout s’alarment de la pollution de leur sol ! (Imaginées à partir des gros titres suivants : Saint-Felix-de-Pallières, Vallée de l’Orbiel, Noailhac…)

Pure fiction chez nous,
mais bien triste vérité ailleurs

Plusieurs chiffres extraits de la notice d’impact de l’époque, nous laissent penser que ces faits imaginaires auraient bien pu faire partie de notre réalité…

100 000 m3 de résidus miniers stockés à 250 m du hameau de Fumade…
150 kg d’explosifs utilisés chaque jour…
100 m³/heure d’eau à traiter…

Pas de chantiers dans nos paysages, mais juste des monts enchantés, où il fait bon vivre…

C’est en poésie que nous souhaitons le clamer haut et fort, ça aurait pu être au château de Lacaze le 16 mai 2020, jour de la remise des prix du concours de poésie organisé entre autres par le PETR des Hautes Terres d’Oc. Nous ne doutions pas de la présence de certains élus, naviguant plus ou moins à vue, dans les hautes sphères d’Oc, des élus venus encourager voire applaudir la culture et le patrimoine local, dont ils croient le tout bien évidemment compatible avec une mine, synonyme à leurs yeux de développement économique, un développement économique quel qu’il soit qui serait nécessaire à la survie de nos Hautes Terres d’Oc. Une ironie, un brin perverse ! Mais hélas, le coronavirus en a voulu autrement, et c’est sur les ondes de Radio Lacaune que Stop Mines 81 a appris sa deuxième place dans la catégorie « participation collective : Le monde minéral, la pierre dans tous ses états… ». En attendant de pouvoir lire notre poésie sur le recueil qui sera édité par les organisateurs, nous vous invitons à découvrir le texte que nous avons présenté :

Stop Mines 81, un collectif bigarré, attaché à nos terres et à nos Pierres d’Occitanie !

Non Bercy !

Alors que le dossier de ce projet de mine est sur le bureau du ministre de l’économie et des finances en attente de sa décision, un rassemblement citoyen s’est déroulé ce samedi 1er février à l’appel du collectif Stop Mines 81.
Ce sont près de 200 personnes qui ont bravé cette fraîche et humide matinée hivernale pour marquer leur opposition, à proximité de l’endroit supposé des éventuelles installations minières (Stockages de déchets miniers et entrée de la mine,…).


Plus que jamais restons mobilisés.
Déterminés, oui !
Des terres minées, non !

La réunion publique organisée ce mardi 3 décembre 2019 au soir par Tungstène du Narbonnais, l’entreprise qui veut exploiter une mine sur Fontrieu, est riche d’enseignements, et démontre la nécessité de poursuivre notre lutte.

Les réponses aux questions qui ont été posées ont montré un changement de leur projet, en rapport direct avec différents points que Stop Mines 81 soulève depuis sa création : par exemple exclusion volontaire de sondages sur des zones autour de captage d’eau (en passant, comment définissent-ils le rayon ?), affirmation d’une mine exclusivement souterraine (en contradiction avec leur mémoire), abandon prétendu ferme d’un futur système de traitement par flottation sur site (pour minimiser les risques de pollution disent-ils), transport et traitement du minerai à très grande distance ( ce qui n’est pas plus écologique), etc… De plus, la société ne rechercherait désormais que du tungstène, dans un but évident de simplification du dossier, mais ouvrant la possibilité à d’autres sociétés de déposer des PERM pour d’autres substances.

Des questions sont restées en suspens, comme celles concernant la présence de sulfures et de trémolite (qui pourrait se révéler être sous conditions une forme d’amiante), ou encore les quantités d’eau qui seront mises en jeu pour l’exploitation, l’extension de l’exploration au nord de la zone.

Par ailleurs, ils ne tiennent pas compte des 56 refus de forages d’ores et déjà signés par les propriétaires, et chercheront vraisemblablement à leur faire changer d’avis.

Nous développerons dans les temps qui viennent plus précisément tous les thèmes abordés lors de cette réunion, pour montrer les incohérences, omissions, mensonges et contradictions que nous avons relevés.

Plus que jamais, il faut que les citoyens soient pleinement informés de tous les éléments et aspects de ce projet néfaste.